Week-end bien agité, pas le temps de se poser 5 minutes !
Raison : bah à force de gambader dans toute la piscine, de grimper et descendre les gradins...
Poser l'appareil, courir à l'autre bout du bassin chercher une palme, revenir choper l'appareil, repartir prendre les départs en photo, poser l'appareil, aller aux chiottes, regrimper dans les gradins, repartir aux chiottes pour remplir la bouteille d'eau, reprendre l'appareil...
M'étonner de le voir. Me demander s'il sait.
Chercher Karine, faire un bisou à Alex avant sa course, repartir aux chiottes (encore ?! beh ouais... !) grimper tout en haut, aller faire un tour à la chambre de pré-appel pour voir un peu ce qu'il s'y passe, me demander où j'ai bien pu déjà voir cet Espagnol qui me dit trop quelque chose...repenser à Jérôme, le guide du musée de Lyon... !
Répondre aux messages de Camille avec 2h de retard, changer la carte mémoire de l'appareil, aller aux chiottes, me demander pourquoi j'ai mal à l'orteil comme ça, monter voir le stand de maillots, redescendre, remonter, redescendre, remonter, parler avec Florian et ne pas m'étonner qu'il soit déjà au courant de « tout », redescendre...
Aller dans le bassin de récup bien trop froid pour un bassin de récup, partir à la douche, remonter dans les gradins, attendre...ranger le bordel. Partir. Décharger les 385 photos prises en un seul aprèm. Dormir.
Réveil 7H30.
Aller s'échauffer dans la flotte gelée. En sortir. Choper l'appareil, partir à la recherche de quelque chose à prendre en photo. Monter. Descendre. Monter. Descendre. Rigoler en voyant la position d'un Japonais endormi.
Dire à Jeremy qu'on ira « après ma course » naaan, mais on a dit « pas en compet » ! :p Bah fallait être plus rapide et être là quand j'ai fini ma course, après c'est trop tard !
Pause repas du midi. Pâtes express, cordon bleu, yaourt en marchant... !
Revenir. S'échauffer. Photos photos photos.
Aller chercher une bouteille avec Florian dans le froid polaire, effacer les photos de merde qu'il a pris.
Monter. Descendre. Monter. Descendre.
Nager le 50, partir à la recherche de mes claquettes, essayer de retenir une crise de boulimie qui menace, vider le paquet de gâteaux à la vanille et le tube de crème de marrons...
Aller m'asseoir à côté de Débo « qui connait personne et qui comprend rien », essayer de lui expliquer (sans y arriver ! ah bah entre synchros on se soutient !), repenser à l'époque où on nageait ensemble, et se dire qu'avoir repris contact avec une ancienne coéquipière de cette façon, c'est un peu moche...espérer qu'elle m'en veut pas trop... repenser au moment où elle a chopé l'aigle autour de mon cou pour le regarder, sans savoir ce qu'il représente pour moi, quand on c'est expliquées l'autre lundi...
Prendre l'appareil. Poser l'appareil. Aller pisser. Attendre Karine. Bassin de récup'. Douche. Passer au club. 4 diplômes en plus à faire.
Petit taxi perso :)
Se réveiller à la bourre 10 minutes avant de partir.
« Oh Eve t'es trop belle comme ça ! J'te jure ! » . Amandine, j'viens de me réveiller et j'suis pas coiffée là... !
Prévenir Florian que j'ai fait un rêve qui va sûrement se réaliser.
Echauffement. Pipi. Photos photos photos... monte, descend, remonte, observe, rigole, bisou d'avant course. 100.
Grosse faim, toute petite mandarine trop acide. Coup de barre. Sieste dans les gradins, entrecoupée par Alex qui me balance sa combi trempée dessus, ou Seb qui me réveille en me rappelant que « Y a Karine qui nage ! » Petit tour à la chambre d'appel avec l'appareil.
Manquer de se manger violement la gueule à force de faire la conne dans les gradins avec Karine. Ecouter Seb se foutre de nous quand on découvre qu'on a un trou ou une bosse derrière la tête. Me faire avoir par la blagounette pourrie de Mossieur Schutz pour la centième fois du week-end.
Pause repas. Passer eu club. Faire 9 diplômes en plus. Repasser au club.
Avoir la confirmation que je fais des rêves « prémonitoires ». Voir Mamzelle Doisy se ramener et me demander de rêver d'elle avec Brad Pitt !
Pas envie de nager ce 200 de merde. Aime pas les 200. Déteste ça.
Rater l'appel de Camille, la voir arriver et me dire « Oh putain ! T'es toute jaune ! J'crois que j'ai vu Arnaud, il lisait le journal. Il galérait d'ailleurs ! T'as mes chaussons ?! » Oulla, trop de données d'un coup là, vas y mollo j'suis fatiguée moi !
Faire faire un tour à Camille pour lui montrer un peu tout le monde qu'elle va côtoyer pendant les compet à partir de maintenant. Moisir à la chambre d'appel. Pas envie de nager le 200. Nager le 200 quand même. Maudire celui qui a inventé cette distance ! Douche.
Aller acheter des churros avec Camille, en mode « clocharde mais j'en ai rien à foutre j'assume très bien mon survêt-claquette Arena en pleine fête foraine ! Z'avez jamais vu de nageuse ou quoi ?! » Echanger un churros contre une barre Nesquick d'un Ciotaden. Me faire intérieurement la remarque complètement inutile que la dernière fois que j'en ai mangé une, c'était en 2004, pendant mes derniers France N1 synchro...
Présenter (enfin) Camille à Arnaud.
« Jt'ai regardée pour ton 200, t'as fait de la merde hein ! » Oh, on reste poli jeune homme ! J'avais prévenu que je voulais pas le faire !
Entendre Roland, qui se casse le cul à faire en sorte que ses nageurs mangent pas n'importe quoi, me dire que je suis « La cata de La Ciotat ». Ne pas avoir le droit de toucher le ventre d'un Ciotaden du bout du doigt devant Roland. « En même temps c'est un peu trop tard pour ça... ! » Rigolo... !
Cérémonie protocolaire. Photos.
Avoir la flemme de descendre rejoindre les autres pour la photo de groupe et préférer rester discuter avec Mamzelle Doisy (promis, j'fais gaffe à mes fesses ! lol)
Et à partir de là, ressentir toute la fatigue accumulée...tout le stress, toute la pression retombe. Se sentir lourde, très lourde. Voir les gens partir, petit à petit. Se demander quand est-ce qu'on se reverra. Avoir l'impression que tout se finit trop vite. Voudrait que ça dure plus longtemps, malgré la fatigue. Parce que la fatigue, en fait on la sent pas tant qu'on est tous ensemble. Mais une fois que tout le monde est parti, bah c'est vide. Les escaliers semblent plus durs à monter. Maintenant faut tout ranger, enlever tout ce qui pourrait montrer que pendant deux jours et demi on a tous été là...
J'aime pas les fins de compet !